
“Nous avons besoin de ponts pour aller vers l’autre
C’est ce qui fait les civilisations”
Cette petite phrase lue à Millau, en France, amène une réflexion sur l’avenir des communautés de la Côte Nord.
Comment un gouvernement peut-il espérer diversifier une économie chancelante en maintenant 20% du territoire Québécois isolé du reste du continent par une route interrompue et non fonctionnelle.
Contrairement au régions environnantes, pas de transport ferroviaire relié au continent, des transports aériens inabordables (voir aviationregionalequebec.com), une route inachevée et dysfonctionnelle, entre autres à la traversée de la rivière Saguenay et à Kégaska.
Il est grand temps de faire un pont à Tadoussac plutôt que d’élever le mur à la Trump des 2 gros traversiers prévus à Tadoussac pour nous isoler encore 45 ans.
Commençons par achever la route pour pouvoir diversifier l’économie et ouvrir les marchés continentaux et ceux de l’est.
Jamais les gouvernements ne bougeront si les nord côtiers ne se lèvent pas debout pour exiger un minimum de retour sur la richesse qu’ils créent pour le pays.

Rappelons que les 2 traversiers actuels à Tadoussac ont coûté 5 millions chacun en 1980
Puis ont été modernisés et agrandis de 15 places (de 50 à 75 places) au coût de 14 millions chacun en 1997. Leur durée de vie prévue va selon la STQ jusqu’à 2025. (voir l’article du Journal de Québec 5 fois plus cher pour retaper deux vieux traversiers)
On annonce 20 millions chacun pour un rafraîchissement qui les mènera 5 ans plus loin pour leur nouvelle desserte à Sorel. Tout ça pour protéger les emplois à la traverse de Sorel où un promoteur, M Luc Poirier souhaite construire un pont simplement avec les fonds annuels dépensés à la STQ pour la traverse Sorel- St Ignace de Loyola.
C’est l’art des gestionnaires d’assurer l’immobilisme de l’économie du Québec voire sa dégradation pour encore des décennies tout en continuant de multiplier les emplois contre productifs aux traverses de Sorel et de Tadoussac.
Malheureusement ça rencontre certains intérêts électoralistes immédiats et ça fait le bonheur des hauts fonctionnaires au détriment du trésor public et surtout… surtout de l’avenir du Québec de nos enfants…
Cependant, s’il est vrai que le PDG et le président du CA de la Société des Traversiers ont été limogés, il faut saluer le courage du Ministre des Transports, Laurent Lessard, et ce indépendamment de toute partisanerie politique.
Le vrai travail pour corriger les erreurs doit débuter maintenant.
Il faut un pont à Tadoussac, le plus tôt possible.
C’est le bon sens tout court qui dicte cette urgence qui enfin mettra fin à cette frénésie de dépenser inutilement des fonds publics.
Rappelons qu’à Tadoussac comme à Sorel la population réclame un pont et que ces projets sont prêts à être réalises en utilisant seulement les fonds actuellement dévolus pour les traversiers.
L’heure est à l’action, pas au “cover-up”…


Laisser un commentaire